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Entretien avec Isabelle Vernus, directrice des Archives de Saône-et-Loire, dans le cadre du Forum des archivistes en 2013

Depuis son ouverture et aujourd’hui encore, votre site est parmi les plus fréquentés avec près de 3 000 visites par jour. Comment expliquez-vous ce niveau élevé de fréquentation ?

L’engouement du public - essentiellement généalogique - pour le site des Archives de Saône-et-Loire et sa fidélité sont effectivement un sujet d’étonnement. Dans le temps - avant Internet - , la salle de lecture affichait déjà des chiffres de fréquentation bien supérieurs à ceux des départements de taille similaire : on aurait donc une spécificité de pratique qui transcende les mutations technologiques. En l’absence d’étude fine sur l’origine géographique des publics, on en reste aux hypothèses : le poids démographique de la Saône-et-Loire au XIXe siècle (arrivée d’une population ouvrière dans la région de Montceau-les-Mines et du Creusot), allié à une forte émigration depuis cette époque ? La vitalité des associations généalogiques (mais pourquoi ici plus qu’ailleurs) ? L’ergonomie et la fluidité du visualiseur d’Arkothèque (évidemment mais pas seulement en Saône-et-Loire !)... Le contexte est favorable. Des travaux récents sur l’identité du département ont d’ailleurs fait apparaître un très fort attachement des habitants de la Saône-et-Loire, et de ceux qui en sont originaires, à leurs racines et à leur «petite patrie». Le site internet répond apparemment à un certain besoin identitaire.

Vous avez déployé quasiment simultanément le logiciel de gestion matérielle (Thot) et Arkothèque. Quels ont été les niveaux d’interopérabilité entre les deux systèmes ?

Effectivement, les deux projets d’informatisation du service et de développement des ressources documentaires sur Internet ont été menés en parallèle, l’objectif étant d’accélérer la diffusion des instruments de recherche et des bases réalisées avec Thot-Cindoc pour aboutir aussi vite que possible à une offre de même niveau en salle de lecture (instruments papier ou intranet) et en ligne. Nous voulions également proposer au public un mode de recherche unique à la fois dans les fonds d’archives et dans la bibliothèque, ce qui ne paraissait pas simple à mettre en oeuvre par les prestataires. Les fonctions d’export des instruments de recherche et des bases à partir de Thot, et celles d’import dans le portail Arkothèque, ont pu très rapidement être testées et ajustées. Moyennant quoi, alors que l’utilisation de deux outils distincts pouvait a priori apparaître comme un élément contraignant, les processus de transfert et d’intégration des données ont été rapidement validés. La souplesse du module Arkothèque et l’écoute dont nous gratifie l’équipe d’1 égal 2 ont évidemment aidé... 


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